Calmer Parenting, le blog

Comment donner de meilleures habitudes aux enfants ?

Par Anne Peymirat


Votre enfant se lève le soir au lieu de rester au lit ? Vous aimeriez que cela change ? N'attendez pas le soir pour essayer de résoudre la situation. Changer ses habitudes ne se fait pas en un seul coup, sur une demande ou sur une punition. Utilisez plutôt la discussion préparatoire qui vous permettra en anticipant de changer le comportement de votre enfant. Et de manière durable. 

La discussion préparatoire

C'est LA technique clé pour donner de meilleures habitudes à vos enfants et améliorer leur comportement. 

Lors de cette discussion, il faudra poser des questions à l’enfant car c’est lui qui doit parler et non le parent. Le parent guide l’enfant mais les réponses doivent venir de lui. Ainsi, le parent est sûr que l’enfant sait bien ce qu’il doit faire. Lorsque l’enfant parle, il s’imagine déjà en train de faire ce qui est attendu de lui. Au moment venu, il aura beaucoup plus de chance de faire comme il l’a dit. La discussion préparatoire n’est pas une leçon ou un rappel, c’est une discussion où l’enfant dit ce qui est attendu de lui. Cette discussion doit être brève – environ une minute – et doit être répétée plusieurs fois dans la journée ou sur plusieurs jours. Ceci aidera l’enfant à mémoriser ce qu’il doit faire.

Ce n'est pas une baguette magique, mais presque ! 



Les stratégies pour arrêter le comportement indésirable d'un enfant

Par Anne Peymirat



Il ne sert à rien de s’énerver contre un enfant dont on veut « stopper » le comportement. Vous risquez surtout de faire monter la tension. La première chose est de rester le plus calme possible. C’est la base même de l’autorité.

Lorsqu'un enfant ne se comporte pas comme vous le voulez, il faut vous approcher de lui.

Votre simple présence peut lui rappeler ce qu’il doit faire ou ne doit pas faire. Retenez-vous de lui dire d’un bout à l’autre de la pièce « Arrête ton cirque » ou « Ne parle pas comme ça ». Attendez plutôt que votre enfant fasse une pause dans son mauvais comportement pour lui dire quelque chose de positif en utilisant la technique du compliment descriptif.

Parfois cela suffit à recadrer l’enfant car vous lui montrez qu'il peut de nouveau avoir de l’attention positive. Il sera alors plus motivé pour continuer à améliorer son comportement. Si toutefois il recommence, vous pouvez utiliser l’écoute empathique. Sans doute est-il à ce moment là excité ou énervé. Vous pourrez alors lui dire : «  On dirait que tu es très excité pour continuer à jouer ainsi au ballon dans la maison ». Proposez-lui une activité alternative, par exemple « Dès que tu auras posé le ballon, tu pourras faire la course jusqu’à ta chambre, et je te dirai combien de temps tu as mis ». Vous pouvez aussi Iui rappeler ce que vous attendez de lui, en disant : « À la maison, le ballon doit être dans le placard de l’entrée » ; et lui demander : « Où vas-tu maintenant mettre le ballon ? »

Si, toutefois, après ces tentatives votre enfant n’a pas arrêté de jouer au ballon, il faut joindre l’action aux mots et lui retirer le ballon des mains. Il risque de chouiner, rouspéter ou même pleurer, mais vous I’aurez suffisamment prévenu.

Comme vous le voyez, cette technique est douce, mais montre que vous êtes ferme sur vos demandes. Elle aidera votre enfant à mieux se comporter, car il verra que vous vous contrôlez et qu’il n'arrive pas à vous énerver avec ses bêtises. Contrairement à la méthode en 6 étapes, l’ordre des actions proposées ci-dessus peut varier. Il faut en particulier se souvenir de : rester calme, vous approcher de l’enfant, laisser un peu de temps à votre enfant pour arrêter ce qu’il fait.

N’oubliez pas qu’un enfant peut être très rapide pour faire ce qui le motive mais très lent pour le reste !



Réduire les disputes entre frères et soeurs 

Par Anne Peymirat 


Les rivalités entre frères et soeurs sont naturelles, puisque les enfants doivent partager le temps et l'attention de leurs parents ainsi que leurs jouets et leurs espaces de jeux. Même s'il faut être prêt à accepter une part de jalousie, lorsque les chamailleries sont quasi-permanentes, la vie de famille devient vite insupportable pour les parents. Voici donc ce blog pour vous aider à avoir moins de rivalités entre frères est soeurs et un temps plus serein avec vos enfants. 

La situation

Vos enfants s’envoient des noms d’oiseaux, ils se tapent pour des broutilles ? Le petit a pris la voiture de son frère pour jouer avec et le grand est arrivé en le bousculant violemment ? A table, votre ainé rabaisse sans arrêt sa petite sœur lorsqu’elle parle ?

Le réflexe des parents 

Vous avez peur qu’ils se fassent mal ou que votre enfant perde confiance en lui à force d’être critiqué ? Sans doute êtes-vous tentés d’intervenir pour calmer la situation ou séparer les enfants.

Mon conseil

STOP !


Tant que l’un ne prend pas le vase de Chine pour le mettre sur la tête de l’autre, n’intervenez pas. Voici pourquoi.


Lorsqu’un parent prend le parti de l’un des enfants (en général celui que le parent sent le plus vulnérable), l’autre enfant peut alors être mécontent de la solution imposée par le parent (telle que : se séparer, rendre l’objet de la dispute, etc. ) et de fait, en vouloir encore plus à son frère ou sa sœur. Et celui qui a eu gain de cause, en revanche, apprendra ce qu’il doit faire quand il veut attirer des ennuis à son frère ou sa sœur. Certains enfants sont même prêts à provoquer subtilement l’autre pour se faire taper, sachant que le parent va intervenir et gronder ou punir l’autre enfant.


Intervenir ajoute donc le plus souvent de l’huile sur le feu et n’aide pas les enfants à trouver par eux-mêmes des solutions à leurs désaccords. Le mieux est de ne pas intervenir. Si vous vous y tenez, vous verrez que les disputes commenceront déjà à diminuer.  

Les techniques clés

Pour réduire encore plus la fréquence et l’intensité des disputes, vous pouvez aussi utiliser la discussion préparatoire. Afin de préparer chacun de vos enfants, vous leur poserez un certain nombre de questions pour qu’ils se projettent dans les situations tendues et agissent différemment.


Voici quelques exemples de questions :  

  • Que feras-tu quand ton frère voudra jouer avec toi si tu n’en as pas envie ?

  • Comment peux-tu dire à ta sœur que tu n’es pas d’accord avec elle sans lui faire de la peine ?

  • Que dois-tu faire avant de prendre un jouet qui appartient à ton frère ? Que feras-tu s’il n’est pas d’accord pour que tu le prennes ?


Pensez aussi toujours aux compliments descriptifs dans les moments calmes où frères et sœurs cohabitent en paix !


  • « Tu as joué avec ta sœur pendant un heure cet après-midi sans te disputer avec elle. »

  • « J’ai entendu que vous vous êtes chamaillé puis vous avez discuté et continué à jouer. Vous avez trouvé une solution tous seuls pour vous entendre, vous avez fait preuve de maturité. »

  • « Ton frère a dit qu’il voulait jouer avec toi, puis il a changé d’avis. Tu es allé jouer de ton côté sans te plaindre alors que j’ai vu que tu étais très déçu. »  

A vous de jouer! 

A la prochaine dispute, n’hésitez pas à tester cette technique et partager vos retours !

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